l’Economiste: Ingénierie en dépollution industrielle

Agadir: Les industriels misent sur le développement durable

Qualité, développement durable et optimisation des ressources. Tels sont les maîtres mots de la Journée régionale de la qualité qui s’est déroulée tout dernièrement à la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS) d’Agadir.
En effet, une démarche qualité doit inclure des éléments pluridimensionnels. Elle ne se limite point aux produits et services. Autrement dit, la question dépasse la satisfaction du client. Elle repose également sur des ressources humaines, financières et notamment naturelles.

Agadir, qui se base sur ses potentialités naturelles pour son développement économique, est particulièrement concernée par la dimension environnementale et les pratiques de développement durable. Toutefois, bien que l’entreprise régionale soit consciente des impacts environnementaux de ses activités ou produits, «son évolution est entravée par des contraintes externes face auxquelles elle est désarmée», souligne Phillipe Alléau, manager du cabinet ATP Conseil. Dans ce contexte, l’intervenant cite le cas de la zone industrielle d’Aït Melloul qui connaît encore des problèmes d’ordre juridique, réglementaire et technologique.

L’activité de ce site et son développement économique, tout comme ceux d’autres zones du genre dans le Grand Agadir, posent le problème de la destination des déchets industriels. Actuellement, aucune décharge contrôlée de collecte de déchets industriels n’existe dans la région. Dans cette zone également, en matière de préservation de l’environnement et de développement durable, seules deux unités industrielles ont réalisé une station de traitement des rejets liquides. Il s’agit de Copag et de Belma.

Celle de cette dernière est la première du genre à avoir été réalisée à Agadir sur la zone industrielle d’Aït Melloul. Pour rappel, le projet a été financé dans le cadre du Foded (fonds de dépollution industrielle) mis en place par le gouvernement. Le problème qui se pose aujourd’hui pour cette station de traitement pilote tout comme pour celle de Copag, c’est l’élimination des boues qu’elles produisent. C’est pour cette raison que l’unité de traitement de Belma est aujourd’hui en arrêt de fonctionnement.

Des études et essais ont été initiés pour définir les filières de valorisation ou de décharge. De l’avis d’un opérateur de la région, la station d’épuration de M’zar (périphérie d’Agadir), dont le fonctionnement est assuré par la Ramsa, pourrait être une solution à cette problématique.De nos correspondantes, I. Bo. & M. A.
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